{"id":38054,"date":"2021-03-09T23:27:35","date_gmt":"2021-03-09T23:27:35","guid":{"rendered":"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/2021\/03\/09\/laurenprousky\/"},"modified":"2021-03-10T20:20:59","modified_gmt":"2021-03-10T20:20:59","slug":"laurenprousky","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/fr\/laurenprousky\/","title":{"rendered":"To build tiny monuments is to gather what&rsquo;s there &#8211; Lauren Prousky"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column][vc_single_image image=\u00a0\u00bb37936&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb alignment=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]<em>To build tiny monuments is to gather what\u2019s there<\/em> de Lauren Prousky est une exposition mont\u00e9e dans l&rsquo;isolement et &#8211; bien qu&rsquo;elle n&rsquo;ait jamais \u00e9t\u00e9 vue &#8211; elle est maintenant pr\u00e9sent\u00e9e sous forme num\u00e9rique par le Mus\u00e9e du Montr\u00e9al juif de mars \u00e0 mai 2021.<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait impossible d&rsquo;exposer au sens traditionnel en raison des restrictions li\u00e9es \u00e0 la pand\u00e9mie, <em>To build tiny monuments<\/em> a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 en janvier 2021 par Lauren Prousky dans sa maison de Kitchener-Waterloo, et fut photographi\u00e9 par Karice Mitchell. Le Mus\u00e9e du Montr\u00e9al juif pr\u00e9sente non seulement le nouvel ensemble d&rsquo;\u0153uvres de Lauren par le biais de ces images, mais \u00e9galement une archive visuelle sous forme d&rsquo;exposition num\u00e9rique active. De nouvelles \u0153uvres seront pr\u00e9sent\u00e9es le mercredi de chaque semaine, du 10 mars au 5 mai 2021, dans le cadre de l&rsquo;exposition Instagram \u00e0 @mjm_laurenprousky.<\/p>\n<p>Voici la deuxi\u00e8me collaboration dans le cadre du cycle d&rsquo;expositions d&rsquo;art contemporain 2020-2021 du Mus\u00e9e intitul\u00e9 Permanence, un cadre th\u00e9matique pour nos artistes s\u00e9lectionn\u00e9s qui a pris plus de nuances, de connotations et de proximit\u00e9 au cours des derniers mois. Ce cycle, dont le th\u00e8me est adapt\u00e9 \u00e0 un monde \u00e0 distanciation sociale, invite les artistes \u00e0 s&rsquo;interroger et \u00e0 examiner les nombreuses permutations du concept \u201cd&rsquo;\u00e9ternit\u00e9\u201d. Par le biais d&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;innovations et d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements artistiques, nous invitons le public \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la notion de permanence en ce moment de flux, que ce soit \u00e0 travers les objets ou les \u00e9v\u00e9nements \u00e9ph\u00e9m\u00e8res de ces p\u00e9riodes d&rsquo;instabilit\u00e9, la fa\u00e7on dont nous cr\u00e9ons des espaces durables pour nos communaut\u00e9s, les pr\u00e9sences invisibles, mais constantes, qui nous fa\u00e7onnent, ou la mutabilit\u00e9 tranquille et d\u00e9termin\u00e9e de tout ce qui semble \u00e9ternel.<\/p>\n<hr \/>\n<p>Vous trouverez sur cette page :<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"#lauren-prousky-exhibition-introduction-by-curator\">Les r\u00e9flexions de la directrice artistique du mus\u00e9e sur <em>To build tiny monuments<\/em> <\/a><\/li>\n<li><a href=\"#Lauren-Prousky-Artist-Statement\">D\u00e9marche artistique par Lauren Prousky<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#to-build-tiny-monuments-credits\">Les cr\u00e9dits et remerciement de l&rsquo;exposition<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>et les textes suivants par Lauren Prousky sur <em>To build tiny monuments is to gather what\u2019s there<\/em>, et des th\u00e8mes associ\u00e9s :<\/p>\n<ol>\n<li><a href=\"#Lauren-Prousky-Text-1\">Texte pour \u00ab <em>Everything that ever existed \u00bb<\/em><\/a><\/li>\n<li><a href=\"#Lauren-Prousky-Text-2\"><em>\u00ab Points of contact <\/em>and other piles \u00bb<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#Lauren-Prousky-Text-3\">\u00ab In Charm\u2019s Way \u00bb<\/a><\/li>\n<\/ol>\n<p>Pour voir l&rsquo;exposition, veuillez consulter visiter <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/mjm_laurenprousky\/\">@mjm_laurenprousky<\/a><\/p>\n<p>Pour d&rsquo;autres travaux visuels et \u00e9crits de Lauren, veuillez consulter son site Web <a href=\"http:\/\/laurenprousky.com\">laurenprousky.com<\/a><\/p>\n<p>Revenez bient\u00f4t pour consulter la liste des lectures de l&rsquo;exposition.<\/p>\n<p>[slide-anything id=\u00a0\u00bb37960&Prime;]<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 60%;\">Cr\u00e9dits d&rsquo;images: <i> To build tiny monuments is to gather what&rsquo;s there<\/i><br \/>\npar Lauren Prousky<br \/>\nPhotographie par Karice Mitchell<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator color=\u00a0\u00bbcustom\u00a0\u00bb accent_color=\u00a0\u00bb#f02612&Prime;][vc_column_text el_id=\u00a0\u00bb#lauren-prousky-exhibition-introduction-by-curator\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h5 id=\"lauren-prousky-exhibition-introduction-by-curator\"><u>Une introduction \u00ab <em>tiny monuments \u00bb<\/em><\/u><\/h5>\n<div class=\"small-body\"><\/div>\n<p>Charg\u00e9s de couleurs et de textures, les amas, les structures, les collections et les curiosit\u00e9s qui constituent l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u0153uvre de Lauren <em>To build tiny monuments is to gather what&rsquo;s there<\/em> sont une invitation \u00e0 la fois fr\u00e9n\u00e9tique et m\u00e9ditative \u00e0 consid\u00e9rer les choses que nous accumulons, ainsi que la signification qui s&rsquo;accumule autour de ces choses.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9cart du minimalisme et de sa tendance r\u00e9currente dans les milieux des beaux-arts, du design et du d\u00e9veloppement personnel, <em>To build tiny monuments is to gather what&rsquo;s there<\/em> est une \u0153uvre qui combine une vari\u00e9t\u00e9 de m\u00e9dias et d&rsquo;objets trouv\u00e9s qui, en \u00e9tant entass\u00e9s ensemble, explorent une tendance que Lauren identifie comme une \u201cimpulsion juive de collecte\u00a0\u00bb post-Holocauste. \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9, pour certains, moins c&rsquo;est plus, l&rsquo;\u0153uvre de Lauren opte pour une esth\u00e9tique maximaliste, \u00e9voquant le d\u00e9sordre des sentiments partag\u00e9s par les communaut\u00e9s dont l&rsquo;histoire est cribl\u00e9e de pertes et d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>Que vous soyez attir\u00e9 par la surcharge sensorielle du cabinet de curiosit\u00e9s ou que vous pr\u00e9f\u00e9riez les bords nets et durs du minimalisme, les \u0153uvres de Lauren ont une qualit\u00e9 ind\u00e9niable. Il existe dans chaque \u0153uvre une agitation, dans laquelle le fouillis de mat\u00e9riaux laisse entrevoir des souvenirs entrem\u00eal\u00e9s, la douceur de la s\u00e9curit\u00e9, et des r\u00e9cits cach\u00e9s tout juste sous la couche suivante&#8230;<\/p>\n<p>Dans notre contexte actuel, \u00ab\u00a0Construire de petits monuments\u00a0\u00bb prend un sens nouveau. Comme beaucoup d&rsquo;entre nous passent beaucoup plus de temps \u00e0 la maison parmi les objets que nous avons choisis ou qui nous entourent, nous sommes invit\u00e9s \u00e0 remarquer, peut-\u00eatre pour la premi\u00e8re fois, ce qu&rsquo;ils contiennent secr\u00e8tement sur notre identit\u00e9 et nos origines.\u201d<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">&#8212; Alyssa Stokvis-Hauer, co-commissaire et directrice artistique<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 60%;\"><img class=\"aligncenter size-full wp-image-37990\" src=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design.png\" alt=\"\" width=\"1632\" height=\"271\" srcset=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design.png 1632w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-300x50.png 300w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-768x128.png 768w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-1024x170.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1632px) 100vw, 1632px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: left;\"><strong>\u00c0 gacuhe:\u00a0<\/strong> D\u00e9tail de <em>Past peels cover what i can\u2019t\/<br \/>\nthe sum of all spills (a heavy portal remix)<\/em>, 2018-2021.<\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: center;\"><strong>Au centre:\u00a0<\/strong> D\u00e9tail de <em>The inherent cost of line that hugs<\/em><em>, <\/em>2020<\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: right;\"><strong>\u00c0 droite:\u00a0<\/strong> D\u00e9tail de <i>Maudlin breach<\/i>, 2020.<br \/>\nPhotographie par Karice Mitchell.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator color=\u00a0\u00bbcustom\u00a0\u00bb accent_color=\u00a0\u00bb#00237f\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<h5 id=\"Lauren-Prousky-Artist-Statement\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>D\u00e9marche artistique<\/strong><\/span><\/h5>\n<p>Quand j\u2019\u00e9tais plus jeune, on se moquait souvent, ma famille et moi, du fait qu\u2019il \u00e9tait commun d\u2019ouvrir une armoire et de tomber sur les r\u00e9serves de maman. Celles-ci d\u00e9bordaient de choses comme des mouchoirs, des f\u00e8ves ou du dentifrice pour lesquels il n\u2019y avait plus d\u2019espace dans la cuisine ou la salle de bains. On appelait \u00e7a sinistrement son syndrome de l\u2019Holocauste, insinuant qu\u2019elle avait h\u00e9rit\u00e9 de ce besoin de faire des r\u00e9serves de sa m\u00e8re qui avait \u00e9t\u00e9 une enfant cach\u00e9e. Cet ensemble d\u2019\u0153uvres se situe \u00e0 l\u2019intersection entre le fait de tomber sur 10 conserves de tomates broy\u00e9es dans la salle de bains en cherchant du papier de toilette et le besoin de ch\u00e9rir ainsi que de prendre soin des choses et des gens qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9loign\u00e9s par le pass\u00e9.<\/p>\n<p>En utilisant des objets trouv\u00e9s et en cr\u00e9ant des \u0153uvres qui illustrent l\u2019accumulation mat\u00e9rielle, je m\u2019interroge sur la mani\u00e8re dont la pulsion qu\u2019ont les Juifs \u00e0 amasser des choses inspire une m\u00e9thode narrative propre \u00e0 cette culture. Chaque pi\u00e8ce est fa\u00e7onn\u00e9e par le chaos organis\u00e9 des collections, l&rsquo;esth\u00e9tique des r\u00e9cits tangentiels, la f\u00e9brilit\u00e9 ainsi que la superposition dans le but d&rsquo;exprimer ma propre relation avec les diff\u00e9rentes facettes du juda\u00efsme culturel.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">&#8212; Lauren Prousky<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator color=\u00a0\u00bbcustom\u00a0\u00bb accent_color=\u00a0\u00bb#ece400&Prime;][vc_column_text]<img id=\"Lauren-Prousky-Text-1\" class=\"aligncenter size-full wp-image-38017\" src=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-1.png\" alt=\"\" width=\"1632\" height=\"271\" srcset=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-1.png 1632w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-1-300x50.png 300w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-1-768x128.png 768w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-1-1024x170.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1632px) 100vw, 1632px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 60%;\">D\u00e9tail de <i>Everything that ever existed<\/i>, 2020<br \/>\nPhotography by Karice Mitchell<\/p>\n<p>Quand j\u2019ai parl\u00e9 de l\u2019id\u00e9e qui a \u00e9ventuellement men\u00e9 \u00e0 cette exposition pour la premi\u00e8re fois \u00e0 mon p\u00e8re, je lui ai dit quelque chose comme\u00a0: \u00ab Je pense qu\u2019il n\u2019y a jamais eu d\u2019artistes minimalistes juifs \u00bb. Il m\u2019a r\u00e9pondu\u00a0: \u00ab Bien s\u00fbr qu\u2019il y en a eu!\u00a0\u00bb et il s\u2019est mis \u00e0 dessiner cette bande dessin\u00e9e (<em>photo ci-dessus<\/em>) sur un papier brouillon. Il l\u2019a sign\u00e9e Artie Zuckerman, un nom \u00e0 consonance juive qu\u2019il a invent\u00e9 de toutes pi\u00e8ces et qui, \u00e0 ce que je sache, n\u2019est pas une vraie personne ou un vrai artiste. \u00ab\u00a0Voil\u00e0! \u00bb, m\u2019a-t-il dit, \u00ab C\u2019est une r\u00e9plique d\u2019un c\u00e9l\u00e8bre Zuckerman\u00a0\u00bb. Sa blague prouvait en quelque sorte que j\u2019avais raison. J\u2019ai choisi d\u2019utiliser une copie de sa bande dessin\u00e9e en tant que point de d\u00e9part pour cette installation.<\/p>\n<p><img class=\"aligncenter size-full wp-image-38019\" src=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-2.png\" alt=\"\" width=\"1632\" height=\"271\" srcset=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-2.png 1632w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-2-300x50.png 300w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-2-768x128.png 768w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-2-1024x170.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1632px) 100vw, 1632px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 60%;\"><i>Everything that ever existed<\/i>, 2020<br \/>\nPhotographie par Karice Mitchell<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator color=\u00a0\u00bbcustom\u00a0\u00bb accent_color=\u00a0\u00bb#f74373&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<h5><\/h5>\n<h5 id=\"Lauren-Prousky-Text-2\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong><em>Points of contact<\/em> and other piles<\/strong><\/span><\/h5>\n<p><img class=\"aligncenter size-full wp-image-38022\" src=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-3.png\" alt=\"\" width=\"1632\" height=\"271\" srcset=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-3.png 1632w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-3-300x50.png 300w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-3-768x128.png 768w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-3-1024x170.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1632px) 100vw, 1632px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 60%;\"><i>Points of contact (mandibles, tarsal claws and adhesive pads and hair)<\/i>, 2020<br \/>\nPhotographie par Karice Mitchell<\/p>\n<p>Ce titre s\u2019inspire de la mani\u00e8re qu\u2019ont les fourmis de former des surfaces vivantes sur l\u2019eau ou dans les airs afin de se rendre du point A au point B. En utilisant leurs mandibules, leurs griffes et leurs coussinets adh\u00e9sifs, elles cr\u00e9ent autant de points de contact que possible les unes avec les autres. Le tout permet \u00e0 l\u2019ensemble du groupe de flotter et de se d\u00e9placer vers l\u2019avant. La pi\u00e8ce <em>Hair <\/em>n\u2019a rien \u00e0 voir avec les fourmis. Il m\u2019apparaissait simplement n\u00e9cessaire de souligner le fait que les <em>slinkys<\/em> ressemblent aux cheveux \u00e9pais et fris\u00e9s que l\u2019on associe de mani\u00e8re st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e aux Juifs. Je souhaitais \u00e9voquer le fait que l\u2019accumulation mat\u00e9rielle, c\u2019est-\u00e0-dire la cr\u00e9ation de points de contact avec des histoires \u00e0 la fois vivantes et inanim\u00e9es, nous garde en quelque sorte \u00e0 flot et en mouvement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les <em>slinkys<\/em> dans <em>Points of contact<\/em> sont l\u2019un des nombreux amoncellements que l\u2019on retrouve dans cet ensemble. Je m\u2019int\u00e9resse \u00e0 la mani\u00e8re dont ces formes et ces mat\u00e9riaux protecteurs, bien qu\u2019ils symbolisent \u00e9videmment les coquilles et les barri\u00e8res d\u2019un groupe minoritaire, ne constituent qu\u2019une strate parmi plusieurs dans cet assemblage. L\u2019amoncellement n\u2019est pas seulement une barri\u00e8re protectrice. De par sa forme, il \u00e9voque aussi le confort et la familiarit\u00e9\u00a0: les \u00e9l\u00e9ments \u00e9parpill\u00e9s ne s\u2019assemblent pas forc\u00e9ment comme des blocs lego, mais ils sont n\u00e9anmoins parfaitement nich\u00e9s. Le sentiment de s\u00e9curit\u00e9 ne provient donc pas du fait de s\u2019enfermer dans une coquille rigide. Il d\u00e9coule plut\u00f4t de la carapace collective qui laisse place au mouvement et au soutien. \u00c0 travers la superposition et l\u2019accumulation, chaque strate est illumin\u00e9e et r\u00e9invent\u00e9e par ce qui se trouve au-dessus et en dessous.<\/p>\n<p><img class=\"aligncenter size-full wp-image-38027\" src=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-4.png\" alt=\"\" width=\"1632\" height=\"540\" srcset=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-4.png 1632w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-4-300x99.png 300w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-4-768x254.png 768w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-4-1024x339.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1632px) 100vw, 1632px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: left;\"><strong>\u00c0 gauche:\u00a0<\/strong> <i>Maudlin breach<\/i>, triptych, 2020.<\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: center;\"><strong>Au centre:\u00a0<\/strong> Vue d&rsquo;expo avec <em>Maudlin breach, 2020<\/em> et <i>Points of contact<br \/>\n(mandibles, tarsal claws and adhesive pads and hair) <\/i>, 2020.<\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: right;\"><strong>\u00c0 droite:\u00a0<\/strong> <i>Maudlin breach<\/i>, 2020.<br \/>\nPhotographie par Karice Mitchell.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator color=\u00a0\u00bbcustom\u00a0\u00bb accent_color=\u00a0\u00bb#5cd94a\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<h5><\/h5>\n<h5 id=\"Lauren-Prousky-Text-3\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong><i>In Charm&rsquo;s Way<\/i><\/strong><\/span><\/h5>\n<p>Je r\u00e9fl\u00e9chis beaucoup \u00e0 ce que j\u2019appelle \u00ab\u00a0la pulsion juive \u00e0 amasser \u00bb dont il est question dans le texte sur ma d\u00e9marche artistique. Ce \u00e0 quoi je fais r\u00e9f\u00e9rence, g\u00e9n\u00e9ralement parlant, est le manque d\u2019int\u00e9r\u00eat envers l\u2019art minimaliste que j\u2019ai remarqu\u00e9 dans de nombreuses \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par des artistes juifs depuis l\u2019Holocauste. Je constate que la plupart des \u0153uvres que j\u2019ai vues, lues ou entendues qui ont \u00e9t\u00e9 produites par des Juifs, plus particuli\u00e8rement des femmes et des personnes non-binaires ou queer, aux 20<sup>e<\/sup> et 21<sup>e<\/sup> si\u00e8cles sont caract\u00e9ris\u00e9es par le chaos organis\u00e9 des collections, les r\u00e9cits sinueux et un sentiment g\u00e9n\u00e9ral de f\u00e9brilit\u00e9. Cette \u00e9nergie n\u2019est nulle part mieux canalis\u00e9e que dans le bracelet \u00e0 breloques.<\/p>\n<p><img class=\"aligncenter size-full wp-image-38041\" src=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/In-charms-way-1.png\" alt=\"\" width=\"1632\" height=\"540\" srcset=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/In-charms-way-1.png 1632w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/In-charms-way-1-300x99.png 300w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/In-charms-way-1-768x254.png 768w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/In-charms-way-1-1024x339.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1632px) 100vw, 1632px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: left;\"><strong>\u00c0 gauche:\u00a0<\/strong> <i>The phonetic awkwardness of talisman<br \/>\n<em>means that I too am safe in sound<\/em><\/i>, 2020.<\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: center;\"><strong>Au centre:\u00a0<\/strong> d\u00e9tail de <i>Maudlin breach<\/i>, 2020.<\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: right;\"><strong>\u00c0 droite:\u00a0<\/strong> d\u00e9tail de <i>Everything that ever existed<\/i>, 2020.<br \/>\nPhotographie par Karice Mitchell.<\/p>\n<p>Lorsque j\u2019ai vu le bracelet \u00e0 breloques de Greta Perlman au Jewish Museum de New York, j\u2019ai imm\u00e9diatement \u00e9t\u00e9 captiv\u00e9e par sa d\u00e9licatesse, sa f\u00e9minit\u00e9 excentrique et sa surprenante qui\u00e9tude (la vue d\u2019un bracelet \u00e0 breloques s\u2019accompagne g\u00e9n\u00e9ralement d\u2019un tintement caract\u00e9ristique). On en sait tr\u00e8s peu sur la fa\u00e7on dont elle a acquis les breloques durant son internement \u00e0 Theresienstadt. Les prisonniers arrivaient parfois \u00e0 fabriquer de petites \u0153uvres d\u2019art et \u00e0 les dissimuler dans les murs. Il est donc probable que Great ait \u00e9chang\u00e9 de la nourriture contre quelques-unes des pi\u00e8ces lorsqu\u2019elle travaillait \u00e0 la cuisine du camp. Quant \u00e0 lui, <a href=\"http:\/\/stories.thejewishmuseum.org\/objects-tell-stories-remembering-the-holocaust-through-greta-perlmans-charm-bracelet-on-yom-16ba3822f470\">le bracelet<\/a> a vraisemblablement \u00e9t\u00e9 assembl\u00e9 apr\u00e8s la guerre lorsque Greta a immigr\u00e9 aux \u00c9tats-Unis<sup> [1]<\/sup>.<\/p>\n<p>*<\/p>\n<p>Dans la r\u00e9trospective <em>The Collections of Barbara Bloom<\/em>, l\u2019historienne de l\u2019art Susan Tallman explique que Bloom interpr\u00e8te le bracelet \u00e0 breloques en tant que monument autobiographique. M\u00eame si ces bracelets passent souvent inaper\u00e7us, Tallman affirme que, lorsque notre regard se porte sur eux, ils nous incitent \u00e0 les observer plus attentivement afin de saisir ce qu\u2019ils signifient. Inversement, les grands monuments n\u2019attirent que de brefs coups d\u2019\u0153il. Il faut les observer dans leur enti\u00e8ret\u00e9 assez rapidement de peur de se faire mal au cou. Tallman d\u00e9crit \u00e9galement la fascination de Bloom pour le bracelet \u00e0 breloques bien charg\u00e9 d\u2019une amie\u00a0: \u00ab les [breloques] ne sont pas les mots d\u2019une phrase, mais des objets du monde r\u00e9el tomb\u00e9s dans un trou sans fond et rassembl\u00e9s par une machination de la chance et du design \u00bb<sup> [2]<\/sup>.\u201d<\/p>\n<p>De m\u00eame, le bracelet \u00e0 breloques de Greta est un m\u00e9lange d\u2019objets et d\u2019images offrant un aper\u00e7u in\u00e9dit de sa vie au camp de travail. Serr\u00e9es et pendant les unes sur les autres, les breloques ainsi assembl\u00e9es rompent l\u2019\u00e9cart entre la brutalit\u00e9 qu\u2019elle a v\u00e9cue et les banalit\u00e9s de son quotidien. On y trouve une casserole et une louche puisqu\u2019elle travaillait \u00e0 la cuisine, mais aussi une balle et un peigne \u00e0 poux pour symboliser les horreurs routini\u00e8res de la vie au camp. Plusieurs breloques laissent croire \u00e0 une intrigue amoureuse. Une toilette dot\u00e9e d\u2019un minuscule couvercle articul\u00e9 est \u00e9galement coinc\u00e9e entre le peigne et un chameau. Le site Web du mus\u00e9e mentionne que cette toilette est une blague subtile au sujet des indignit\u00e9s auxquelles les prisonniers faisaient face. Or, il est possible que Greta ait simplement voulu \u00e9voquer que la vie au temps de l\u2019Holocauste \u00e9tait de la pure merde.<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce que cela a \u00e0 voir avec la pulsion juive \u00e0 amasser? D\u2019abord, les breloques sont un type de collection. Dans son livre <em>Alien Phenomenology or What It\u2019s Like to be a Thing<\/em>, Ian Bogost s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la valeur d\u2019une liste, ou d\u2019un ensemble d\u2019\u00e9l\u00e9ments d\u2019apparence superficielle (comme un bracelet \u00e0 breloques), dans la litt\u00e9rature et, par extension, dans la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral. Il \u00e9crit\u00a0: \u00ab Tel un bestiaire m\u00e9di\u00e9val, [l\u2019\u00e9tude de la mani\u00e8re dont nous exp\u00e9rimentons le monde physique] peut prendre la forme d\u2019un compendium, d\u2019un recueil d\u2019\u00e9l\u00e9ments juxtapos\u00e9s afin de d\u00e9montrer qu\u2019ils s\u2019imbriquent et interagissent \u00e0 travers la collocation. La plus simple expression de ce principe est la liste\u00a0: un ensemble d\u2019items reli\u00e9s non pas par la logique, la force ou l\u2019usage, mais d\u00e9licatement nou\u00e9s par la virgule. [L\u2019\u00e9tude de la mani\u00e8re dont nous exp\u00e9rimentons le monde physique] est une th\u00e9orie esth\u00e9tique d\u00e9finie au sein de laquelle une configuration particuli\u00e8re est c\u00e9l\u00e9br\u00e9e de par son unique existence. \u00bb<sup> [3]<\/sup><\/p>\n<p><img class=\"aligncenter size-full wp-image-38035\" src=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-6.png\" alt=\"\" width=\"1632\" height=\"540\" srcset=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-6.png 1632w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-6-300x99.png 300w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-6-768x254.png 768w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Untitled-design-6-1024x339.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1632px) 100vw, 1632px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 60%;\"><i>Monument to a possible outcome (after BB and Greta<\/i>,) 2020<br \/>\nPhotographie par Karice Mitchell<\/p>\n<p>Dans le cas de Greta, le regroupement composite d\u2019objets et d\u2019images attach\u00e9s \u00e0 un cordon devient une expression profonde du courage et de l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 d\u2019une femme qui cherchait \u00e0 conserver une part de contr\u00f4le sur sa vie dans un contexte o\u00f9 elle \u00e9tait soumise \u00e0 un syst\u00e8me oppressant et dangereux. Autrement dit, le fait de diviser son v\u00e9cu en petits symboles permet de l\u2019appr\u00e9hender de mani\u00e8re plus approfondie.<\/p>\n<p>En second lieu, les bracelets \u00e0 breloques, tout comme les collections, parviennent \u00e0 raconter des r\u00e9cits concis, et pourtant dispers\u00e9s. Les items d\u2019une collection sont tautologiquement li\u00e9s \u00e0 son th\u00e8me. Par contre, ils demeurent des entit\u00e9s distinctes dont les histoires et les rep\u00e8res sont ext\u00e9rieurs \u00e0 la collection \u00e0 laquelle ils appartiennent. Dans le cas du bracelet, chaque breloque incarne tout et rien \u00e0 la fois alors que l\u2019ensemble fait office de m\u00e9tonymie repr\u00e9sentant une vie enti\u00e8re. Pour citer Bogost \u00e0 nouveau, l\u2019organisation des \u00ab choses de l\u2019\u00eatre \u00bb est \u00ab\u00a0en constant remaniement, se r\u00e9orientant physiquement et m\u00e9taphysiquement \u00e0 mesure qu\u2019elle se heurte \u00e0 la mati\u00e8re, les relations et les concepts. \u00bb<sup> [4]<\/sup> Cette description s\u2019applique \u00e9galement au bracelet \u00e0 breloques o\u00f9 de petites tranches de vie cacophoniques t\u00e9moignent, m\u00eame si ce n\u2019est que superficiellement, des \u00e9v\u00e9nements, des id\u00e9es ou du parcours de la personne qui le porte.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8mement, le bracelet de Greta montre que son esprit de collectionneuse ainsi que sa motivation \u00e0 sauvegarder, cr\u00e9er et donner du sens \u00e0 sa vie n\u2019ont pas p\u00e9ri aux mains des nazis. Malgr\u00e9 les circonstances difficiles, elle a su pr\u00e9server son humanit\u00e9 en s\u2019attachant \u00e0 ces petites breloques repr\u00e9sentant l\u2019amour, les rituels et m\u00eame l\u2019humour.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, les breloques utilis\u00e9es pour cette exposition n\u2019ont aucune valeur sentimentale au-del\u00e0 de l\u2019importance m\u00e9taphorique que je leur ai conf\u00e9r\u00e9e \u00e0 travers Greta Pearlman et Barbara Bloom. \u00c0 l\u2019exception du cordon terni enroul\u00e9 autour d\u2019un morceau de verre, qui est un bracelet que j\u2019ai depuis l\u2019enfance, les breloques proviennent pour la plupart d\u2019un d\u00e9taillant en ligne qui les vend en paquet de 100. Malgr\u00e9 tout, je suis invariablement \u00e9tonn\u00e9e de constater que ces bidules bon march\u00e9 arrivent \u00e0 exprimer toute la puissance des collections, de l\u2019accumulation et, comme le dit Bogost, \u00ab du r\u00e9alisme dans la multitude\u00a0\u00bb<sup> [5]<\/sup>. En plongeant dans le monde du bracelet \u00e0 breloque, c\u2019est-\u00e0-dire dans le monde des minuscules monuments, je me sens mieux pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 faire honneur \u00e0 ce que je c\u00f4toie depuis toujours\u00a0: les bo\u00eetes de thon et de tomates broy\u00e9es, en d\u00e9s ou enti\u00e8res, le papier de toilette et la volont\u00e9 de colmater les br\u00e8ches. Plus on accumule de breloques, plus on aura l\u2019esprit l\u00e9ger.<\/p>\n<p><sup><img class=\"aligncenter size-full wp-image-38045\" src=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/In-charms-way-2.png\" alt=\"\" width=\"1632\" height=\"271\" srcset=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/In-charms-way-2.png 1632w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/In-charms-way-2-300x50.png 300w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/In-charms-way-2-768x128.png 768w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/In-charms-way-2-1024x170.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1632px) 100vw, 1632px\" \/><\/sup><\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: left;\"><strong>\u00c0 gauche:\u00a0<\/strong> D\u00e9tail de <i>Maudlin breach<\/i>, 2020.<\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: center;\"><strong>Au centre:\u00a0<\/strong> <i>The phonetic awkwardness of talisman means that I too am safe in sound<\/i>, 2020.<\/p>\n<p style=\"font-size: 60%; text-align: right;\"><strong>\u00c0 droite:\u00a0<\/strong> D\u00e9tail de <i>Maudlin breach<\/i>, 2020.<br \/>\nPhotographie par Karice Mitchell.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><sup>[1]<\/sup> The Jewish Museum. \u201cObjects Tell Stories: Remembering the Holocaust through Greta Perlman&rsquo;s Charm Bracelet.\u201d <em>Medium<\/em>, The Jewish Museum, 12 Apr. 2018, <a href=\"http:\/\/stories.thejewishmuseum.org\/objects-tell-stories-remembering-the-holocaust-through-greta-perlmans-charm-bracelet-on-yom-16ba3822f470\">stories.thejewishmuseum.org\/objects-tell-stories-remembering-the-holocaust-through-greta-perlmans-charm-bracelet-on-yom-16ba3822f470<\/a>.<\/p>\n<div class=\"small-body\"><sup>[2]<\/sup> Bloom, Barbara, Dave Hickey and Susan Tallman. <em>The Collections of Barbara Bloom<\/em>. Steidl, 2007. Pp. 118<\/div>\n<div class=\"small-body\"><sup>[3]<\/sup> Bogost, Ian. <em>Alien Phenomenology, Or, What Its like to Be a Thing<\/em>. Minneapolis: University of Minnesota Press, 2012, 38.<\/div>\n<div class=\"small-body\"><sup>[4]<\/sup> Ibid. 27<\/div>\n<div class=\"small-body\"><sup>[5]<\/sup> Ibid. 58<\/div>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator color=\u00a0\u00bbcustom\u00a0\u00bb accent_color=\u00a0\u00bb#f02612&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<h5 id=\"to-build-tiny-monuments-credits\" style=\"text-align: center;\">Cr\u00e9dits &amp; remerciements de l\u2019exposition<\/h5>\n<p style=\"text-align: center;\"><em><u>Artist<\/u><\/em><em>e<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Lauren Prousky<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><em>Photographie de l\u2019exposition<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Karice Mitchell<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><em>Conservation<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Austin Henderson\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Emilie Albert-Toth\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Alyssa Stokvis-Hauer<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><em>Conception graphique<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Austin Henderson<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><em>Traduction<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Emilie Albert-Toth\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Julie B\u00e9rub\u00e9<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Cette exposition a \u00e9t\u00e9 rendue possible gr\u00e2ce \u00e0 la Fondation Betty Averbach, et le Conseil des arts de l\u2019Ontario<\/p>\n<p><img class=\"aligncenter size-full wp-image-38050\" src=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Donor-Logos.png\" alt=\"\" width=\"1632\" height=\"271\" srcset=\"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Donor-Logos.png 1632w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Donor-Logos-300x50.png 300w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Donor-Logos-768x128.png 768w, https:\/\/museemontrealjuif.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Donor-Logos-1024x170.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1632px) 100vw, 1632px\" \/>[\/vc_column_text][\/vc_column][vc_column][\/vc_column][vc_column][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text][\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_single_image image=\u00a0\u00bb37936&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb alignment=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]To build tiny monuments is to gather what\u2019s there de Lauren Prousky est une exposition mont\u00e9e dans l&rsquo;isolement et &#8211; bien qu&rsquo;elle n&rsquo;ait jamais \u00e9t\u00e9 vue &#8211; elle est maintenant pr\u00e9sent\u00e9e sous forme num\u00e9rique par le Mus\u00e9e du Montr\u00e9al juif de mars \u00e0 mai 2021. \u00c9tant donn\u00e9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[65],"tags":[],"class_list":["post-38054","post","type-post","status-publish","format-standard","category-exposition"],"menu_order":0,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/38054","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=38054"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/38054\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=38054"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=38054"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/museemontrealjuif.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=38054"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}