Montefiore Social and Dramatic Club

1893 - 1895

Fondé en 1880 par un groupe d’hommes juifs âgés entre quinze et trente-trois ans, le club Montefiore répondait au besoin croissant d’un groupe communautaire chez les jeunes Juifs. Le club Montefiore se transforma ensuite en un club exclusif. Il était fréquenté par des membres de la communauté juive à la fois nantis et influents. Le club a été nommé d’après le Sir Moses Montefiore, un philanthrope juif britannique influent et très respecté, bien connu pour avoir secouru des Juifs tenus en captivité partout dans le monde et pour avoir appuyé l’implantation des Juifs en Palestine. En réponse à la nomination du club, il a envoyé sa bénédiction ; celle-ci était prétendument accompagnée d’un colis (une note) pesant dix livres. Une copie de cette note fut affichée à l’entrée du club.

Les membres du club se rencontraient à l’occasion de lectures, de discussions et de récitals de musique vocale et instrumentale. Au cours de son existence, le club déménagea à trois reprises. Ses membres approuvèrent son dernier emplacement au 1195, rue Guy, dès 1906. On se souvient du club pour son appui héroïque durant un incendie survenu en 1918 dans le couvent des Sœurs Grises, alors situé en face. Des membres du club ont alors secouru des individus, puis ils ont abrité de façon temporaire les habitants du couvent.

Issus de milieux nantis pour la plupart, les membres du club ont démontré un engagement d’une vie envers la communauté juive. À ses débuts, le club comptait à titre de membres éminents des personnalités telles que Maxwell Goldstein, Michael Hirsch, Lyon Cohen, Samuel Jacobs, and Norman Genser. Pendant la deuxième moitié du XXe siècle, des hommes de renom tels qu’Allan, Harry, Samuel Bronfman, Samuel Steinberg, Harry Batshaw, David Azrieli, Leo Kolber et Samuel Godinsky ont intégré ce club sélect. Les membres prenaient souvent des décisions importantes pour la communauté juive de Montréal, dont la fondation de la Federation of Jewish Philanthropies en 1917 et le développement de l’Hôpital général juif, qui ouvrit ses portes en 1934.

Malgré son influence dans la communauté juive et son engagement auprès de celle-ci, le club a connu un déclin marqué au début des années 1990. À cette période, le nombre de membres atteignait quelque 600 individus ; à la fin de sa dernière année, en 2010, le nombre total de membres avait chuté à 72 individus. Malgré son caractère très secret à l’origine, l’institution ouvrit ses portes au public pour la première fois en 2005, dans le but de poursuivre ses activités. En août 2010, le Montefiore Club ferma ses portes de manière définitive. L’Université Concordia acheta la propriété durant le mois suivant.

Par Valérie Beauchemin et David Gilbert.


Sources

Arnold, Janice. “Montefiore Club Closing Doors After 130 Years.” The Canadian Jewish News. Online.

“Concordia Purchases Montefiore Club.” Concordia University. Online.

Collard, Edward Andrew. Montefiore Club of Montreal Hundredth Anniversary 1880-1980. Publisher n/a, 1980.

King, Joe et Johanne Schumann. From the Ghetto to the Main: The Story of Jews in Montreal. Montreal: Montreal Jewish Publication Society, 2001.

Kolber, Leo et L. Ian McDonald. Leo: A Life. Montreal: McGill-Queens University Press, 2003.

Lande, Lawrence M. Montefiore Club 1880-1955. Publisher n/a, 1955.

*Les images proviennent des Archives de la Bibliothèque publique juive.

Images

Adresse

1198-1200 Ste-Catherine O., Montréal

Carte interactive aux coordonnees 45.4987358, -73.5740565.

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